Une journée de la femme retentissante

France International Politique

Il y a quelques jours avait lieu la Journée Internationale des Droits de la Femme. Comme chaque année, les femmes du monde entier élèvent la voix et veulent se faire entendre. Mais ce 8 mars résonne d’autant plus après l’affaire Weinstein, véritable séisme fin 2017. 

En octobre 2017, le New York Times et le New Yorker, reportent de graves accusations par des dizaines femmes, impliquant le réalisateur américain Harvey Weinstein. Ce dernier serait l’auteur de bon nombre d’agressions sexuelles, viols et harcèlement, notamment à l’encontre d’actrices américaines comme Angélina Jolie, ou Léa Seydoux côté français. La liste est bien trop longue.

À compter de ce jour, les accusations n’ont cessé, forçant le principal impliqué à démissionner de sa propre compagnie. Des femmes du monde entier se sont identifiées à cet élan de dénonciation, décidant à leur tour de dénoncer leurs agresseurs. Les hashtag #balancetonporc et #metoo ont vu le jour sur les réseaux sociaux et se sont vus mentionnés des milliers de fois.

En France, ce sont des personnages de tous horizons qui ont vu leur nom émerger sur la toile. C’est le cas d’ailleurs de Thierry Marchal-Beck, ancien président du Mouvement des jeunes socialistes français, ou encore Jean-Baptiste Prévost, ancien président de l’Union nationale des étudiants de France.

Selon le Ministère de l’intérieure, les plaintes déposées pour violences sexuelles ont augmenter de 10 à 12%. Les femmes souhaitent être écoutées, et prises en considération par leurs pairs.

Aujourd’hui, près de 6 mois après l’affaire Weinstein, les femmes ne sont plus dans le même état d’esprit: elles osent dénoncer, elles osent parler. Cette journée de la Femme avait alors une saveur particulière: elles ne veulent plus rendre la parole, dont elles ont été privées trop longtemps.

 

 

 

 

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