Dormir à 377 mètres d’altitude à Dubaï

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L’établissement baptisé « Ciel » est devenu en novembre dernier, le plus haut hôtel du monde. Une nouvelle prouesse architecturale qui illustre la course au gigantisme de l’émirat.

Jusqu’où l’humain peut-il repousser les lois de la gravité ? Dubaï semble en apporter un début de réponse depuis novembre, avec l’inauguration de « Ciel », désormais sacré plus haut hôtel du monde. Culminant à 377 mètres, le bâtiment surpasse de loin la Tour Eiffel et ses antennes atteignant 330 mètres.

Pour transporter clients et employés dans cette construction vertigineuse, 21 ascenseurs desservent les 82 étages de l’établissement, selon un reportage de France Télévisions. Mais ces cabines ne se limitent pas à leur fonction première ; elles ont été conçues comme une véritable expérience sensorielle.

L’architecte, Yahya Jan, a en effet imaginé des ascenseurs entièrement panoramiques, transformant chaque déplacement dans la tour en une découverte visuelle. « Pour moi, c’était très important de ressentir que l’on monte dans la tour. On peut regarder la vue et vivre ce voyage vertical« , explique-t-il à la chaîne de télévision française.

Une expérience unique

Et lorsque l’on pense avoir déjà vu l’inimaginable, le 76e étage fait découvrir une autre percée architecturale audacieuse. À cette hauteur se trouve en effet une piscine à débordement suspendue dans le ciel, l’une des plus hautes du monde.

« Au lieu de réserver le haut de la tour aux machines et au système mécanique, nous voulions que les clients profitent de cet endroit qui est le meilleur emplacement de l’immeuble et qu’ils apprécient cette ouverture et l’air marin qui souffle« , précise Yahya Jan.

Derrière cette réalisation spectaculaire se cachent trois années de conception et cinq années de travaux titanesques. Un défi permanent contre le temps et la gravité, qui a nécessité une prouesse à la fois architecturale et technologique.

« Dès les premières phases de conception, l’analyse numérique de la dynamique des fluides et la modélisation en soufflerie ont eu un impact déterminant sur la structure et la forme de la tour », renseigne l’agence d’architecture sur son site internet.

Un paradoxe environnemental assumé

Sans surprise, les tarifs sont à la hauteur du prestige. Selon Roger Cousin, directeur des ventes, une chambre standard débute à 350 euros, tandis qu’une suite de luxe peut atteindre 1 200 euros la nuit.

Tous les visiteurs n’en repartent pas pour autant conquis. Une touriste française souligne la contradiction écologique : « C’est une expérience qu’on vivra une fois. C’est sûr qu’on ne fera pas ça trop régulièrement. Je ne sais même pas si on le refera« , indique-t-elle.

La direction se veut rassurante, évoquant des efforts pour limiter l’empreinte environnementale, dont la climatisation régulée, l’éclairage intelligent et le recyclage de l’eau.

« Cet hôtel extraordinaire reflète le statut de Dubaï en tant que destination mondiale pour le tourisme et les affaires, en offrant une expérience aussi vertigineuse qu’inoubliable », souligne Heinrich Morio, son directeur, cité par Euronews.

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