Clément Méric : le procès de la vérité

Politique

Il y a cinq ans, Clément Méric perdait la vie dans les rues de Paris. Ce jeune homme de 18 ans, qui faisait partie intégrante de mouvement radical antifasciste a été battu à mort par plusieurs « skinhead ». Après cinq ans d’attente, le procès des trois accusés est enfin à l’ordre du jour. 

Le symbole Clément Méric

Sa mort avait ému les Français et suscité la colère de centaines de militants antifascistes. C’était en juin 2013. Clément Méric, 18 ans, était étudiant à Science Po et militant d’extrême gauche, tombait sous les coups des skinhead, dans un quartier bien connu à Paris. Estéban Morillo, militant d’extrême droite, est l’auteur présumé des coups mortels. « Le prénommé Estéban a reconnu en garde à vue avoir porté deux coups à mains nues, sur Clément Méric. dont le coup l’ayant fait chuter », avaient à l’époque déclaraient les enquêteurs. Pour eux, pas de guet-apens ni de violences préméditées, mais une simple bagarre qui a dégénéré. Pour des centaines militants d’extrême gauche, Clément Méric est devenu un symbole, non seulement pour les valeurs qu’il défendait, mais également le symbole de la violence des militants extrême droite. En effet, ce n’est pas le première fois qu’un « antifa » décède sous les coups de skinhead, convaincus de leur toute puissance.

« Le procès de trois skinheads impliqués dans la mort de Clément Méric, étudiant et militant antifasciste tué en 2013, n’avait pas encore commencé qu’il a été suspendu, mardi 4 septembre, avant même l’ouverture des débats, en l’absence d’un des trois accusés à la cour d’assises de Paris. Après plusieurs heures d’incertitude, Samuel Dufour a finalement été présenté à la cour en début d’après-midi et le procès a pu commencer. Samuel Dufour, boulanger, et Esteban Morillo, agent de sécurité, 25 ans tous les deux, sont les principaux accusés. Renvoyés devant le tribunal pour des violences « ayant entraîné la mort sans intention de la donner », commises en réunion et avec arme – un poing américain –, ils encourent jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle« , détaille le journal du Monde.

Esteban Morillo a reconnu devant les enquêteurs avoir donné deux coups à mains nues à Clément Méric. Samuel Dufour nie formellement l’avoir frappé. Tous deux affirment que les « antifas » ont ouvert les hostilités et qu’ils n’étaient pas armés de poings américains. Morillo risque 20 ans de réclusion criminelle pour meurtre.

 

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