Sylvie Goulard passant en revue des troupes, alors ministre de la défense dans le pemier gouvernement d'Edouard Philippe (2017)

Commissaire européen : la France désigne Sylvie Goulard, ancienne ministre des armées et eurodéputée

Politique

 

Avec quelques jours de retard, la France a désigné mercredi Sylvie Goulard, au poste de commissaire européen. Cette ancienne ministre des armées et ancienne eurodéputée est sous-gouverneure à la Banque de France depuis janvier 2018. Outre son expertise sur les questions financières, elle serait une germanophone, avec de nombreuses relations outre-Rhin. Un atout majeur quand il s’agira de s’accorder sur le budget de la zone euro.

Une tâche dans le dossier de Sylvie Goulard

Emmanuel Macron, qui a dépassé le délai donné par la prochaine présidente de la Commission européenne pour transmettre le nom du commissaire européen qu’il propose au nom de la France, vient de s’exécuter. Il a désigné Sylvie Goulard, son ancienne ministre de la défense et ancienne eurodéputée du MoDem. Elle est présentée comme une experte des questions financières et monétaires et une germanophone de première heure. Elle aurait tissé de nombreuses relations outre-Rhin, qui seront précieuses au moment d’accorder les violons entre Paris et Berlin sur le budget de la zone euro.

Membre du premier gouvernement d’Edouard Philippe en juin 2017, Sylvie Goulard avait demandé à quitter ses fonctions à la suite de l’ouverture d’une enquête préliminaire pour abus de confiance visant son parti, le MoDem, dans l’affaire des assistants parlementaires au Parlement européen. Les enquêteurs cherchent à savoir si, comme le Rassemblement national, le parti centriste a payé ses salariés sur des décrits dévolus aux assistants parlementaires des élus européens. Après son départ du gouvernement, Mme Goulard avait été nommée en janvier 2018 à la Banque de France en tant que sous-gouverneure.

A l’épreuve de l’audition

Si Sylvie Goulard n’a pas été mise en examen en France dans l’affaire des assistants parlementaires au Parlement européen, elle pourrait se retrouver sur le gril du Parlement européen. Et ce sera lors de son audition comme commissaire candidate entre septembre et octobre. Il reviendra ensuite à la future présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, d’accepter ou non les dossiers soumis par les Etats membres. Puis elle attribuera aux candidats retenus un portefeuille dans l’équipe qui entrera en fonctions le 1er novembre prochain.

Ursula von der Leyen souhaiterait repartir les portefeuilles aux futurs commissaires d’ici à la mi-septembre, avant la séquence des auditions par les eurodéputés, qui devront valider les noms proposés par les Etats membres. Le processus prendra fin avec le vote d’investiture du nouvel exécutif le 22 octobre, pendant la session plénière du Parlement européen à Strasbourg.

De solides liens avec l’Allemagne

Sylvie Goulard pourra surement compter sur ses relations particulières avec l’Allemagne pour être retenue au poste de commissaire européen. En effet, alors adolescente, elle est partie poursuivre ses études à Bielfeld, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans une famille allemande. Elle aurait assisté à la chute du mur de Berlin en 1989, qui a permis la réunification de la RFA et de la RDA. Aujourd’hui, elle a un solide réseau en Allemagne, sur lequel s’est d’ailleurs appuyé Emmanuel Macron dans sa course à l’Elysée. Notons en outre qu’elle partage, avec Ursula von der Leyen, non seulement la langue de Goethe, mais également le fait d’avoir été, en même temps, ministre de la Défense.

 

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