Aliou Diallo : le nouvel homme fort de l’opposition malienne ?

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En se positionnant en troisième position du scrutin présidentiel du 29 juillet, l’entrepreneur Aliou Diallo s’est imposé comme le nouvel homme fort de l’opposition malienne. La promesse d’un changement profond dans le paysage politique du Mali qui coïncide avec une rupture générationnelle.

Inconnu du grand public il y a encore six mois, et nouveau venu du scrutin présidentiel, Aliou Diallo s’est fait un nom au cours de la campagne. Ses thématiques de rupture axées sur la jeunesse et l’emploi ont séduit de nombreux Maliens qui, avec plus de 8% des votes, en ont fait le troisième homme de l’élection.

Une troisième place et un socle électoral qui positionnent Aliou Diallo en position de force pour imaginer la refondation de la vie politique dont le Mali a tant besoin après des décennies de marasme et d’inertie, dont les principales conséquences auront été le chômage de masse et le péril djihadiste qui minent le pays de l’intérieur.

Les deux candidats qui l’ont devancé et qui se sont qualifiés pour le second tour, le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta et l’ancien ministre des Finances Soumaïla Cissé, sont largement démonétisés auprès de l’opinion publique malienne. Ils incarnent surtout une génération en bout de course, celle des baby-boomers qui ont gouverné le pays sans discontinuer depuis le début des années 1990.

IBK et Soumaïla Cissé sont co-responsables de l’effondrement du Mali. Ils ont délaissé la jeunesse dans la désespérance sans proposer d’alternatives ni d’emplois… laissant par là même le champ libre à la peste terroriste qui contrôle de larges pans de territoire au nord et au centre du Mali.

Dans les prochaines années, il sera temps de tourner la page de cette génération qui a volé d’échecs en échecs. Temps d’imaginer un nouvel avenir et de proposer de nouvelles solutions pour répondre aux défis du quotidien auxquels font face la majorité des Maliens.

Une nouvelle phase de l’histoire malienne dont Aliou Diallo a dessiné les grands traits au cours de la campagne. Investissements massifs dans les infrastructures, retour de l’Etat malien et des services sociaux de base dans tout le pays (eau, électricité, santé, éducation), politique de soutien aux régions les plus enclavées et les plus déshéritées pour lutter contre la tentation djihadiste,…

Les Maliens devront encore patienter pour voir cet ambitieux programme de redressement national être mis en œuvre. Mais le vent a tourné. A la résignation et au désespoir succède le vent de l’espoir. A Aliou Diallo désormais de fédérer les bonnes volontés pour dresser une feuille de route cohérente pour s’opposer au régime d’IBK et préparer l’arrivée au pouvoir.

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