Lourd bilan dans l’Aude

France

Le bilan s’est encore alourdi dans l’Aude. Treize personnes sont décédées. Météo France maintient son alerte rouge sur l’ensemble du département. Tous les établissements scolaires restent fermés mardi 16 octobre.

Selon la préfecture près de 1500 foyers sont encore privés de courant, une amélioration depuis hier matin ou 7800 foyers étaient concernés. On compte encore 10.000 habitants sans eau potable. Alain Thirion, préfet du département annonce avoir organiser la distribution de milliers de bouteilles d’eau pour survenir aux besoins des habitants concernés.

Les secours sont très importants, près d’un millier d’hommes et de femmes dont 680 sapeurs-pompiers, 250 gendarmes, 200 membres de la sécurité civile et une centaine de policiers. Neuf hélicoptères ont été déployé menant 141 hélitreuillages de personnes lundi 15 octobre. Le préfet précise que les services sont « en train de faire l’inventaire précis puisqu’on va engager la procédure de catastrophe naturelle. A ce stade, plus de 70 communes sont touchées. Mais quand on aura fait le bilan, on aura dépassé les 100/120 communes avec des gradations dans les dégâts ».

Météo-France va moderniser ses services pour faire face à ce genre d’évènements dramatiques et les anticiper au mieux. Un nouveau « supercalculateur » devrait être rapidement mis en activité. la garde des Sceaux Nicole Belloubet a expliqué qu’ « au regard de ce qui s’est passé, l’Etat a pris la décision de financer un supercalculateur pour Météo France qui sera disponible d’ici un an et demi environ » permettant d’« affiner les estimations, les prévisions qui peuvent être faites ».

Pour Delphine Batho, ancienne ministre de l’écologie : « Ce qui s’est passé était totalement prévisible », souligne-t-elle. « Ce n’est pas une catastrophe naturelle, c’est une catastrophe fabriquée, c’est une catastrophe politique, résultat d’une série d’irresponsabilités. (…) L’écologie est désormais une question de vie et de mort. Il y a une accélération des phénomènes climatiques extrêmes. (…) On ne respecte pas nous-mêmes l’accord de Paris, c’est une inconséquence ».

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