Un gendarme de l'USIGN, unité d'élite de l'armée burkinabè, lors d'un exercice en avril 2018

Burkina Faso : une nouvelle attaque terroriste dans le nord, alors que l’armée se remobilise

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Au Burkina Faso, les forces de défense et de sécurité ont mis en déroute, le vendredi 15 novembre, des hommes armés à Namsiguian, un village situé près de la commune de Bourzanga au Centre-Nord. Cette attaque intervient au lendemain d’une réunion entre les gouverneurs de régions pour la recherche de stratégies et moyens de lutte contre le terrorisme.

Les motocyclettes et tricycles interdits dans la région

Le Burkina Faso, nouveau sanctuaire du terrorisme ouest-africain, a essuyé une nouvelle attaque ce vendredi 15 novembre 2019, rapporte l’Agence d’information du Burkina (AIB). A 16h environ ce jour-là, des individus (une quarantaine) sont arrivés à moto dans le village de Namsiguian dans la commune de Bourzanga au Centre-Nord. Mais ils ont été mis en déroute par des soldats burkinabés.

Cette attaque intervient quelques heures après la prorogation de la mesure d’interdiction de circulation des motocyclettes et des tricycles dans la région du Centre-nord de 18h30 à 6 heures jusqu’au 31 décembre 2019.

La veille, les gouverneurs des 13 régions du Burkina Faso se sont réunis à Ouagadougou, autour du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo pour réfléchir aux stratégies et moyens de lutte contre le terrorisme. Au cours de cette rencontre, le ministre a souligné la nécessité de mener des démarches anticipatives de prévention et de gestion des conflits afin d’éviter que les groupes terroristes n’utilisent la fragilité et la précarité de la situation sécuritaire pour opposer les communautés entre elles.

L’Etat d’urgence en vigueur jusqu’au 12 janvier 2020

Depuis 2015, le Burkina Faso fait face aux attaques terroristes attribuées à divers groupes armés sévissant, notamment, au Mali voisin. D’abord concentrées dans le Nord du pays, ces attaques ont ensuite frappé la capitale et d’autres régions comme l’est et le Sahel. Face à cette situation, un état d’urgence avait été instauré fin décembre 2018 dans 7 des 13 régions du pays. Une mesure qui a été prolongée de 6 mois depuis juillet et qui sera en vigueur jusqu’au 12 janvier 2020.

L’armée lance un recrutement de volontaires

Le mercredi 6 novembre, le Burkina Faso a subi l’attaque la plus meurtrière depuis quatre ans. Une embuscade contre un convoi transportant des employés de l’entreprise canadienne, la Société d’Exploration Minière en Afrique de l’Ouest (Semafo) au Burkina Faso, a fait mercredi 37 morts et 60 blessés. Au lendemain de cet assaut meurtrier, le ministre de la Sécurité du Burkina Faso, Ousséni Compaoré, a reconnu que les forces de sécurité du pays n’étaient pas préparées à la « guerre asymétrique » que leur imposent les terroristes. Dans la foulée, le président Kaboré a annoncé le recrutement de volontaires pour la défense des zones menacées.

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