Réchauffement climatique : l’hydrogène naturel prend du poids

International

Alors que les dernières études sur le réchauffement climatique tirent la sonnette d’alarme, dirigeants, entreprises et populations ont enfin compris l’absolue nécessité de développer un système énergétique alternatif. Un système dans lequel l’Homme consommerait de l’énergie produite sans émettre de gaz à effet de serre. Parmi les solutions en cours d’analyse, celle de l’hydrogène naturel vient de renforcer sa crédibilité avec la dernière étude parue dans International Journal of Hydrogen Energy.

Le chercheur Alain Prinzhofer a réuni à ses coté toute une équipe de scientifiques issus de différents pays, afin d’analyser les perspectives réelles de l’exploitation d’hydrogène naturel de Bourakébougou, au Mali. Un choix qui s’explique par les études précédentes sur l’hydrogène naturel qui avaient révélé son immense potentiel et son accessibilité, et par le fait que le gisement de Bourakébougou est le premier au monde à disposer d’une unité de production d’électricité.

Cette petite unité test de production, fruit de l’engagement environnemental de l’homme d’affaires Aliou Diallo, qui produit pour le moment uniquement de quoi offrir de l’électricité aux habitants des villages voisins, a donc été analysée en profondeur par les chercheurs qui lui donnent, dans cette nouvelle étude, un rôle de tout premier plan.

En effet, les deux enseignements principaux tirés de l’étude de l’International Journal of Hydrogen Energy permettent d’affirmer que le bassin du Bourakébougou pourrait devenir un fournisseur d’électricité de premier plan dans la bande sahélienne grâce à l’hydrogène. Une énergie non émettrice de CO2 et renouvelable à 100%.

Si les chercheurs se montrent dithyrambiques quant à la qualité de l’hydrogène présent, « relativement pur » et aux «caractéristiques géologiques et géochimiques uniques d’un système d’hydrogène actif », c’est d’abord la taille du gisement analysé qui les fait réagir.

« Il est possible de confirmer la présence d’un important champ d’hydrogène qui comprend au moins cinq réservoirs superposés qui contiennent chacun des quantités importantes d’hydrogène sur une surface estimée qui dépasse largement les huit kilomètres de diamètre », écrivent-ils ainsi, avant d’évoquer un diamètre réel de plus de 150 kilomètres.

Par ailleurs, les auteurs de l’étude sont parvenus à estimer le cout de production de l’énergie à partir de l’hydrogène naturel, et ils l’ont jugé compétitif, et largement inférieur à celui de l’hydrogène industriel actuellement utilisé. De quoi conclure que « cela ouvre des perspectives nouvelles pour une future exploitation industrielle de l’hydrogène ».

Avec cette nouvelle étude, la piste de l’hydrogène naturel refait plus que jamais surface et pourrait bien constituer l’une des solutions dans la lutte contre le réchauffement climatique.

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