Mark Zuckerberg, lors d'une intervention au Facebook Social Good Forum en novembre 2017

GAFA : Facebook réclame une meilleure régulation du numérique

Economie International

 

Facebook veut-il faire amende honorable ? Alors qu’il est dans le viseur des pouvoirs publics, le réseau social américain appelle à une meilleur régulation des géants du numérique. Nick Clegg, le responsable de la communication estime même qu’il y a un besoin urgent de se fixer de nouvelles règles de conduite.

C’est aux responsables politiques de faire des propositions

Facebook, qui fait face à de nombreuses critiques ces derniers mois, a demandé ce lundi aux Etats de mieux réguler les géants du numérique…comme lui. Interrogé par la BBC, Nick Clegg, responsable de la communication de Facebook, estime que « Ce ne sont pas aux sociétés privées, qu’elles soient grandes ou petites, de proposer ces règles. Ce sont aux responsables politiques élus démocratiquement dans le monde démocratique de le faire ». Ainsi, pour résoudre le problème, il ne faudrait pas trop compter sur la bonne volonté des GAFA, dont les pratiques sont souvent mises en cause notamment sur la protection des données ou la diffusion de fausses informations. Les Etats doivent plutôt prendre leurs responsabilités et mettre les balises là où il faut. Toutefois, l’ancien vice-Premier ministre libéral-démocrate du Royaume-Uni, rappelle le devoir pour certains groupes comme Facebook de mettre en avant leur « expérience » en défendant les régulations plutôt qu’en s’y opposant.

Euroscepticisme, plutôt qu’une ingérence russe ?

Nick Clegg souligne l’urgence de se fixer de nouvelles « règles de conduite » que ce soit sur la vie privée, la protection des données, les discours de haine ou encore les élections. Interrogé sur une éventuelle interférence russe dans le référendum de juin 2016 sur le Brexit, le Britannique affirme n’avoir « pas de preuve » pour l’attester. « Même si je comprends pourquoi les gens veulent en quelque sorte réduire ce tremblement de terre dans la politique britannique à un complot ou une conspiration, ou à l’utilisation des réseaux sociaux, j’ai bien peur que les racines de l’euroscepticisme britannique soient bien plus profondes », a-t-il dit. Nick Clegg balaie en quelque sorte une russophobie croissante dans le monde occidental. Une semblable accusation est d’ailleurs portée contre la victoire de Donald Trump en 2016.

Le démantèlement des GAFA à l’ordre du jour

Si Facebook invite les Etats à prendre leurs responsabilités, c’est parce qu’il est lui-même régulièrement pointé du doigt. L’on reproche au réseau social américain de ne pas faire assez pour empêcher la diffusion de fausses informations notamment pendant les élections. Il est également sous le feu des critiques à cause de plusieurs scandales sur les données privées, dont une faille dans la sécurité de sa messagerie cryptée WhatsApp.

Comme Facebook, les géants technologiques américains, qu’on appelle GAFA (acronyme de Google-Amazon-Facebook-Apple), sont dans le viseur des régulateurs qui les taxent de pratiques anticoncurrentielles. C’est pourquoi, certains responsables politiques aux Etats-Unis plaident pour leur démantèlement.

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