Des passagers dans un métro de Londres

Var : Une jeune femme crée une page Facebook pour retrouver un homme dont elle est tombée amoureuse dans un train Ouigo

Insolite

 

Une jeune femme tente désespérément, depuis quelques jours, de retrouver un bel inconnu dont elle est tombée amoureuse dans le train Ouigo qui la menait de Paris à Toulon. Sandrine-c’est son prénom-a même crée une page Facebook dans ce sens, au risque de se faire rabrouer par des esprits chagrins.

Un écho à un poème de Beaudelaire

A la lecture de l’histoire de Sandrine, l’on ne peut s’empêcher de penser au sonnet « A une passante de Charles Baudelaire, extrait de son recueil Fleurs du mal.

« La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair… puis la nuit! — Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité?

Ailleurs, bien loin d’ici! Trop tard! Jamais peut-être!
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais! » dit le célèbre poème.

Tétanisée par le « Qu’en dira-t-on ? »

Dans notre cas-ci, le coup de foudre se produit dans l’autre sens. C’est la femme qui perd les pieds face à l’homme. La scène a eu lieu cette semaine, dans un train Ouigo reliant Paris à Toulon. Sandrine croise le regard d’un bel inconnu, juste à côté d’elle. Son cœur chavire, mais elle n’ose faire le premier pas. Les convenances sociales le proscrivent, même à l’heure du féminisme triomphant. Pourtant, les hommes ont été également refroidis, ces dernières années, par de multiples affaires d’agressions sexuelles dans le métro. Jette un regard trop hardi et tu te trouves au milieu de policiers. La drague perd par conséquent du champ…hélas. Notre bel homme a donc préféré quitter les lieux, sans s’attirer des problèmes…Bah si bien sûr il avait l’intention de faire la cour à Sandrine.

Plus tard, rongée par des remords, Sandrine fait un post sur Facebook pour tenter de retrouver le bel inconnu. On ne sait jamais !

La publication de Sandrine

Elle fait donc cette description très passionnée : « Tu es grand et mince. Tes cheveux sont châtains, tes yeux verts je crois, et ta barbe presque blonde, avec des pointes de blanc. Nous avons pris le OUIGO 7851 au départ de Paris – Gare de Lyon vendredi 12 avril 2019 à 7h19. Nous étions dans la voiture 7 et tu occupais le fauteuil 777 ou 778. Tu as approximativement entre 33 et 43 ans. Tu portais une veste rouge avec une manche rouge et l’autre grise, un jean bleu, des baskets rouges aux lacets blancs et une écharpe dans les tons gris / bleus. Tu écoutais de la musique avec des écouteurs noirs et lisais un livre grand format. Je suis blonde et mes yeux sont bleus. J’ai 34 ans, mais en général on m’en donne presque 10 de moins. Je portais un pull jaune, un jean bleu ciel et des baskets blanches. J’écoutais de la musique avec des écouteurs blancs. J’ai lu une bande dessinée, écrit dans un carnet et sur une tablette. Nous avons échangé de nombreux regards, les avons souvent laissés se fuir, réussissant parfois à les laisser se soutenir. En quittant le train à Toulon, tu es passé à côté de mon fauteuil et nous nous sommes enfin souri. Ça, tu ne peux pas le savoir, mais plusieurs minutes – plusieurs minutes de trop – après ton départ, je me suis décidée à sortir du train et à regarder sur le quai si je te voyais, si je pouvais encore te retenir. Tu n’étais plus là. SI tu te reconnais et que tu partages avec moi l’envie de découvrir qui se trouve derrière ces regards, je te propose de m’envoyer un message en privé. Si tu ne souhaites pas aller plus loin que ces échanges, je t’invite à me le faire savoir également. Si tu reconnais quelqu’un que tu connais, je t’invite à laisser un message sur cette page. Qui que tu sois, je t’invite à partager cette page ! C’est grâce aux partages que j’ai le plus de chances de le retrouver ! ».

Les internautes se posent des questions 

Et si le « prince charmant » n’avait pas de compte Facebook ? Demande un internaute. Sandrine en a cure, elle croit fermement au destin. S’il est fait pour elle, ils se retrouveront d’une manière ou d’une autre. Ne t’arrive-t-il pas de penser qu’il était marié ? Interroge une jeune femme. Sandrine répond qu’elle n’a pas l’intention de briser un foyer. Elle veut juste tenter sa chance. Et s’il est mari, elle passera sa chance.

Espérons maintenant que le « SOS » parviendra au « bel inconnu » et qu’il réagira.

 

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