L’économie indienne en bonne marche

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Le pays de Narendra Modi est en passe de dépasser le Japon pour devenir la quatrième économie mondiale en 2027, selon les dernières projections du Fonds monétaire international.

L’Inde devrait se hisser au quatrième rang mondial l’an prochain. Dans ses Perspectives de l’économie mondiale d’octobre 2026, le FMI estime le produit intérieur brut nominal indien à 4 060 milliards de dollars en 2026, contre 4 340 milliards pour le Japon et 4 270 milliards pour le Royaume-Uni.

Mais ce classement devrait évoluer en 2027. Le PIB de l’Inde atteindrait ainsi 4 500 milliards de dollars, devant ceux du Royaume-Uni et du Japon, estimés chacun à 4 400 milliards.

Ce dernier, relégué à la quatrième place par l’Allemagne en 2023 après une décennie parmi le trio de tête, descendrait même au sixième rang, derrière le Royaume-Uni. Le pays du Soleil levant fait en effet face à plusieurs difficultés structurelles, notamment le vieillissement de sa population et une croissance économique durablement faible.

Le Japon rattrapé par sa dette

À cela s’ajoutent les fluctuations monétaires. Un yen plus faible réduit la valeur en dollars de la production économique japonaise, même lorsque l’activité mesurée en monnaie nationale se montre plus vigoureuse. Sans compter la hausse du coût de la vie, qui pèse également sur les ménages.

Mais le facteur le plus déterminant dans la dégringolade japonaise concerne sa situation budgétaire. Pendant des années, le pays a eu recours à l’emprunt pour financer son budget, au point qu’environ un quart de celui-ci était couvert de cette manière.

Aujourd’hui, cette dette publique explose et représente 230% du PIB. En parallèle, le Japon emprunte désormais à 3%, soit le double du taux d’il y a un an et le niveau le plus élevé de ces trente dernières années.

Par ailleurs, la politique de l’actuelle Première ministre, Sanae Takaichi, inquiète les marchés. Elle a promis des investissements publics massifs dans dix-sept secteurs stratégiques, sans en préciser les moyens de financement.

Le pari du marché intérieur indien

D’autant que la baisse du taux de TVA réduit les recettes fiscales de l’État. À l’inverse, le marché intérieur indien se montre particulièrement dynamique, porté par la population la plus importante du monde.

La consommation constitue ainsi le premier facteur de croissance du pays. Les Indiens peuvent également compter sur des allègements de taxes accordés par le gouvernement sur de nombreux produits de première nécessité pour stimuler la demande.

Le gouvernement de Narendra Modi n’est toutefois pas épargné par les mécontentements sociaux, dont le parti des Cafards s’est révélé être l’un des principaux réceptacles. La modernisation des routes et des chemins de fer constitue un autre moteur de l’essor indien.

Toutefois, les classements fondés sur le PIB nominal ne permettent pas de déterminer quel pays offre le meilleur niveau de vie ou affiche la plus forte productivité. Pour l’Inde, dépasser le Japon renforcerait sa place dans la hiérarchie économique mondiale. Mais cette position ne représente qu’une partie de la réalité.

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