Jennifer Ehle, alias Dr. Ally Hextall, dans le thriller "CONTAGION", une sortie de Warner Bros Pictures. © 2011 Warner Bros. Entertainment Inc.

Coronavirus : le film Contagion cartonne en raison de similitudes

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En pleine épidémie du Coronavirus, le film Contagion de Steven Soderbergh cartonne à nouveau. Vendredi, il se hissait à la quatorzième place des films les plus téléchargés sur iTunes aux Etats Unis. Juste après Rambo et avant Judy ou Rocketman, tous deux nommés aux Oscars. Sorti en 2011, le thriller raconte l’histoire terrifiante d’une pandémie mondiale, qui a de nombreuses similitudes avec le nouveau Coronavirus.

C’est l’une des conséquences de l’épidémie de Coronavirus. Vendredi, Contagion de Steven Soderbergh se hissait à la quatorzième place des films les plus téléchargés sur iTunes aux Etats Unis. Le thriller côtoie ainsi de récents gros succès, comme Joker, Parasite, Once Upon a Time… in Hollywood, Ad Astra ou Hustler. Cette « remontada » est un phénomène rare pour un film vieux de près de dix ans (sorti en 2011).

A l’époque de sa sortie, le film de Steven Soderbergh avait été bien accueilli par la critique et le public puisqu’il avait engrangé plus de 135 millions de dollars pour un budget de 60 millions.

26 millions de personnes décédées dans le film

Doté d’un prestigieux casting (Marion Cotillard, Gwyneth Paltrow, Matt Damon, Lawrence Fishburne), Contagion raconte comment un virus dévastateur s’empare du globe. Il s’ouvre sur le son d’une femme qui tousse : Beth Emhoff, interprétée par Gwyneth Paltrow, en voyage d’affaires à Hong-Kong. Sa toux est lourde et pleine de mucus. Près de 24 heures après l’avoir contracté, le personnage meurt du mystérieux virus. Elle sera la patiente zéro d’une pandémie qui tuera des millions de personnes dans le monde en moins d’un mois.

Son mari, interprété par Matt Damon, semble immunisé et se lance avec Marion Cotillard, Laurence Fishburne, Jude Law ou encore Kate Winslet à la recherche d’un vaccin alors que les morts s’accumulaient dans le monde entier.

Une contamination par l’intermédiaire du cochon 

A l’époque de sa sortie, les scientifiques avaient estimé que Contagion faisait preuve d’un grand réalisme. Le virus, appelé MEV-1 dans le film, se présente comme un hybride de la grippe et du virus mortel Nipah qui a émergé en Malaisie à la fin des années 1990. C’est une zoonose, c’est-à-dire une maladie passée des animaux aux humains. Dans le film, il se propage d’une chauve-souris à un cochon vendu sur un marché chinois en plein air, avant de frapper Beth Emhoff. Selon les experts, le nouveau coronavirus est également une zoonose qui a probablement débuté chez les chauves-souris et les personnes infectées par l’intermédiaire d’un animal vendu sur un marché.

Le coronavirus pas aussi mortel que le MEV-1 du film

Mais il y a aussi de nombreuses différences entre la propagation du MEV-1 dans le film et l’épidémie de coronavirus. Les scientifiques ne considèrent pas ce dernier comme une pandémie, bien que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’ait déclaré jeudi comme une urgence mondiale de santé publique. En plus, le coronavirus n’a pas le taux de mortalité du virus de Contagion. « Le premier jour, ça concernait 2 personnes, puis on est passé à 4, à 16. Dans trois mois, on en sera à un milliard, c’est ça qui nous pend au nez », dit le personnage de Jude Law dans la bande-annonce du film. La pandémie fera finalement 26 millions de décès.

Mais les experts écartent la possibilité d’une telle hécatombe avec le coronavirus. Le bilan s’élève actuellement à 300 morts (dont un seul aux Philippines, le reste en Chine) et plus de 14.000 personnes contaminées.

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